Le Mal de l’air


Les voyages, c’est votre truc... Vous attendez impatiemment les prochaines vacances pour vous envoler vers de lointaines contrées et assouvir votre passion débordante. Le seul hic, et pas des moindres, l’avion vous rend malade


Par Valérie le 2008-11-13



...au sens propre comme au figuré : vous souffrez du mal de l’air ! De quoi freiner vos ardeurs et vos déplacements…

Quelques explications, conseils et astuces pour limiter les dégâts ou soulager la hantise qui vous retourne l’estomac avant le décollage…

Que ce soit en voiture, en train, en bateau, à dos de chameau ou en avion, le mal des transports fait rage. Cette pathologie, appelée cinépathie ou cinétose, déjà relatée dans l’antiquité dans les textes d’Homer et Hippocrate, concerne 30% des individus, principalement femmes et enfants. Elle a touché quelques grands personnages : Cicéron et Jules César, à bord de leurs chars, et Lawrence d'Arabie qui souffrait du « mal de dromadaire » (et oui !). Mais, rassurez-vous, s’il est fort désagréable, le mal des transports n’est pas contagieux !

D’où provient ce méchant phénomène qui, pour un peu, vous ferait renoncer à l’exploration de nouveaux horizons ? Tout vient du cerveau…

Explication rapide : l’oreille interne, organe de l’équilibre, informe votre cerveau de la position de votre tête dans l’espace. Les muscles lui indiquent la position du corps. Les yeux, quant à eux, renseignent la vision mobile et immobile. Voilà, le décor est planté… jusque là tout va bien. Les choses se compliquent lorsque vous êtes en mouvement : le cerveau reçoit des informations non concordantes, votre organisme est chamboulé et laisse libre champs au malaise. C’est le « syndrome d’adaptation spatiale ». A ce stade, les ennuis commencent : la sensation d'incommodité du début laisse rapidement place à une légère somnolence accompagnée de pâleur et parfois de maux de tête. Mais le pire reste à venir : les nausées, les vertiges et, cerise sur le gâteau, les vomissements ! Bienvenue à bord !!

En avion, les facteurs aggravants sont les suivants : chaleur, fatigue ou privation de sommeil, alcool, repas conséquent, vêtements serrés ou trop chauds, hypoxie, trous d’air ou turbulences, surcharge émotionnelle, stress.... Alors, pour éviter d’en arriver à vous jeter sur le petit sac prévu à cet effet, nous vous proposons quelques astuces anti-vomissement qui ont fait leur preuve :

Lors de la réservation, choisissez idéalement un siège au milieu de l’avion et à proximité du hublot. Une fois confortablement installé, relâchez vous, la nuque bien calée sur le repose-tête. Si possible, basculez votre siège en position semi-assise. Essayez de limiter votre champ visuel en fixant un point éloigné à l’horizon, dans l’hypothèse où vous voyager de jour évidemment. C’est la technique utilisée par les pilotes en voltige aérienne. Buvez beaucoup d’eau (1 litre toutes les 4 ou 5 heures). Le gingembre, qui n’a pas que des vertus aphrodisiaques, soulage également les nausées. Enfin, il existe des solutions médicamenteuses préventives efficaces : anti-nauséeux ou homéopathie (Cocculine, Nausetum, Dolitravel, Homéogène 21, etc.). Selon la formule habituelle « demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien ».

A la liste des bobos bénins, on peut en ajouter quelques uns liés à la variation de pression : douleurs sinusiennes ou dentaires, sensation d'oreilles bouchées, sécheresse oculaire (le port de lentilles oculaires souples est déconseillé).

Plus sérieux : le 'syndrome de la classe économique' caractérisé par des thromboses veineuses (caillots formés dans le réseau veineux des membres inférieurs) qui peuvent, dans le cas de longs courriers, se détacher et migrer vers une artère pulmonaire (embolie pulmonaire). Bon, on n’en est pas là et quelques mouvements de gymnastique suffiront à éviter le pire. Dégourdissez-vous les jambes autant que possible : marcher, gigotez et massez vos petits mollets.

Encore une fois, évitez les vêtements trop ajustés, la ceinture et les chaussures trop serrées et portez des chaussettes de contention, c’est top glamour !



L’autre visage du mal de l’air : la phobie de l’avion !

Même si, statistiquement, l’avion est le mode de transport le plus sûr, les angoissés de l’envol et les aéroacrophobes sont légion. Un passager sur quatre est anxieux à l’idée de prendre l’avion, voire complètement paniqué en passant les portes de l’appareil. Les cas extrêmes renoncent même à embarquer se privant du séjour dont ils rêvaient depuis des années.

Pour les uns, cette réaction d’angoisse accrue est liée à la claustrophobie. Pour les autres, elle s’associe à des facteurs différents tels que préjugés, manque d’information, impuissance à maîtriser les paramètres du voyage (mais si… il y a un pilote dans l’avion…) ou souvenir d’une expérience traumatisante lors d’un précédent vol.

Quelques trucs pour dédramatisez la situation et dépasser votre peur :

Avant le décollage : préparez vous psychologiquement. S’il s’agit de votre baptême de l’air, trouvez du réconfort auprès de votre bonne copine ou du cousin Gaston qui vous raconteront leurs expériences aéronautiques. Préparez vos bagages suffisamment tôt pour ne pas ajouter de stress supplémentaire à votre départ. Puis le jour J, après une bonne nuit de sommeil et un repas léger, arrivez en avance à l’aéroport, histoire de vous familiariser avec les lieux et de vous mettre en condition. Inspirez, expirez… (et dites vous qu’en dernier recours, le masque à oxygène tombera sous votre nez, rassurant non ?).

Une fois à bord, quand vous aurez survécu au décollage (moment crucial en raison de la poussée, l’inclinaison et du bruit du train d’atterrissage qui rentre), si vous ne souffrez pas de nausées, occupez vous l’esprit : lecture, mots croisés, musique… Rappelez-vous que la charmante hôtesse de l’air ou le gentil steward ont une mission importante en matière de sécurité et qu’ils sont aussi formés pour vous rassurer. Si l’atterrissage vous tracasse également : imaginez vous sur la terre ferme, allongé sur la plage, les doigts de pieds en éventail sirotant votre cocktail préféré… ça ira beaucoup mieux !!

Dans les cas extrêmes, après la solution médicamenteuse (anxiolytiques), ultime suggestion : un stage de « familiarisation au vol », organisé certaines compagnies aériennes, avec au programme explications rationnelles et simulateur de vol pour relativiser et minimiser vos appréhensions lors d’un voyage en avion. Les résultats sont probants : 85% de retours positifs annoncés par Air France.

Surtout, surtout : rappelez vous que l’avion est le moyen de transport le plus fiable. Dans l’aéronautique, les techniques sont de plus en plus perfectionnées et les dispositifs de sécurité accrus.

Maintenant que vous savez tout ça, il serait dommage de passer à coté de la destination de vos rêves par peur de « vous envoyer en l’air » ! Bienvenue à bord et bon vol !





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Commentaires des membres
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Votre maison en sécurité...
Les valises sont bouclées, vous êtes sur le départ… « Vive les vacances ! Vive l’insouciance ! »… Enfin, pas vraiment… Un dernier point vous chagrine : vous comptez retrouver votre maison dans
Le Mal de l’air
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Voyager enceinte
L’heure des vacances a sonné ! Mais voilà… vous attendez un heureux évènement… Malgré les quelques kilos en plus et le bonheur que ce petit être vous procure déjà...

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